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L'agriculture ne devrait pas être un affrontement, mais une coexistence avec la nature 🤝

  • viedespaysages
  • 17 mai 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 3 août 2025

Je suis paysagiste photographe et je rend visible les paysages remarquables qui vivent ! Ou bien qui meurent…

Et l’actualité du monde agricole n’est pas à l’euphorie.

Moissons en juilet 2025 dans l'immensité des champs Picards

Au fond, je crois que tout le monde sait que nous ne sommes qu’un ensemble de vivants, nous fonctionnons dans et avec un écosystème complexe et intelligent. Quand ces écosystèmes sont déséquilibrés, c’est toute la chaîne qui s’emballe et qui menace de s’effondrer. Face aux risques qu’une poignée d’irresponsables politiques font prendre à l’ensemble du vivant, nous avons tous un rôle à jouer :


- En tant que paysagiste concepteur, je plaide pour et je conçois avec des paysages collaboratifs où toutes les formes de vies ont le droit d’exister et de s’exprimer (y compris dans le monde agricole). ça passe par une frugalité assumée dans les façons d’aménager, par le réemploi, les matériaux bas carbonne et par le changement des modes de gestions des espaces paysagers pour accroître le respect envers le vivant animal et végétal.


En tant que photographe conscient des enjeux, "je suis sans cesse à la recherche du contraste entre la beauté intrinsèque d'un moment et la réalité parfois “abîmée” d'un lieu"




Mes photographies des paysages agricoles cherchent à rendre visible un modèle, à « flâtter » ses qualités esthétiques tout en révélant, dans le même temps et avec la même image, l’extrême pauvreté de ces milieux, où la seule vie qui subsiste est le gibier de passage ou les agriculteurs dans leurs cabines de tracteurs. Même les vers de terre sont passés de 2 tonnes en moyenne à l’hectares à 100kg par hectares en seulement quelques décennies.


Face aux Lobbies agroalimentaires et aux politiques corrompues qui bafouent plus que jamais le bien commun en autorisant ouvertement des pratiques toxiques qui tuent les sols, les rivières, la biodiversité et les humains, nous avons le devoir d’agir plus fermement pour défendre le vivant.

Cette situation dramatique n’est pas irréparable, pour faire évoluer les consciences quoi de mieux que des images, des preuves pour créer des albums, des témoignages et des souvenirs… Il est déjà trop tard pour respecter les accords de Paris, mais il n’est pas encore trop tard pour faire mieux qu’aujourd’hui.

En tant que photographe, je vois, j’analyse et je partage, et en tant que paysagiste, j’agis, je pense et je transforme, mais nous devons aller plus vite !


Ce qu'il reste de certaines haies bocagères dans les plaines agricoles, seuls lieux d'accueil de la biodiversité
Ce qu'il reste de certaines haies bocagères dans les plaines agricoles, seuls lieux d'accueil de la biodiversité

Des solutions existent, il faut les encourager :


  • Les paysages agricoles bocagers favorisent l'implantation durable de la biodiversité (utile aux cultures pour lutter biologiquement contre les ravageurs). Les haies réduisent également l'impact des aléas climatiques sur les productions en freinant le vent, le ruissellement de l'eau et donc la battance des sols.


  • L'abandon du labour profond permet une reconstitution des horizons, favorise l'apparition des mycorhizes, de toute la vie microbienne et des détritivores qui aèrent naturellement les sols.


  • L'allégement et la réduction de la taille des engins agricoles limitent le tassement du sol et permettent d'envisager un nouveau découpage parcellaire.


  • L'agroforesterie permet d'allier les productions fruitières et/ou de bois avec des cultures diverses tout en améliorant considérablement les qualités écologiques des parcelles.


  • Les cultures intermédiaires offrent une couverture du sol, favorisent l'absorption de nitrates et d'azotes et offrent de la matière organique supplémentaire aux sols.


Toutes ces solutions expérimentées depuis des années par des agriculteurs engagés, des agronomes et des scientifiques permettent d'envisager un abandon définitif des produits "phytosanitaires" toxiques et les apports massifs d'engrais responsables de l'appauvrissement des terres, de la pollution des cours d'eau et nappes phréatiques et des océans (algues vertes notamment).


Considérant que les sols sont les véritables "héros du climat" grâce à leur capacité à stocker du CO2 et que 45% des sols français sont dédiés à l'agriculture, il est urgent de changer nos pratiques.


Suite à la volte-face des politiques pour servir les intérêts des géants de l'agro-industrie et de la fnsea, sur le dos des agriculteurs, nous, consommateurs devons réagir en changeant nos habitudes alimentaires et en manifestant notre soutien à la nature.


Sources :



Si vous avez besoin de mon expertise et de mes images, je suis à votre disposition pour en discuter avec grand plaisir, que vous soyez des agriculteurs qui produisent autrement, des particuliers, des professionnels ou des collectivités, on a tous quelque chose à partager pour faire avancer le monde et mettre en valeur nos convictions/actions.


Alexis Goncalves

Vie des paysages



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